zondag 9 november 2008
Les milles variétés qui se plaisent ici
Durant les quinze premiers jours de mai le grand spectacle des roses se met en place. Nous en comptons un grand nombre de variétés, mais nous aimons surtout celles qui nous aiment. Il nous plaît tout particulièrement de regrouper en un seul massif toutes sortes de variétés parmi celles qui fleurissent le plus librement, tâchant de choisir un emplacement qui convienne à chacune. Par exemple, nous donnons à un gros massif de Comte de Paris ou de Papa Gontier l’ombre qu’elles recherchent. Nous laissons au soleil où elles se délectent Beauté inconstante, Madame Jules Grilez et Maria Immaculata. Mais il y a une telle profusion de roses qui semblent nées pour ce climat – Gustave Regis, Souvenir de Catherine Guillot, Madame Eugène Resal et sa grande soeur Madame Laurette Messiny, Comtesse Riza du Parc, Caroline Testout, Madame Falcot, l’ancienne Malmaison, et la plus délicieuse d’entre toutes, La France – que nous refusons les plus volages ou les plus difficiles, fussent-elles très belles. Madame Hoste nous donne du mal, mais j’espère avoir raison un jour de ses airs effarouchés. Les Marques, Devoniensis et Niphetos ne veulent rien entendre dans notre jardin. Je le regrette, mais comme d’avril à Noël, parfois même jusqu’au nouvel an russe, nous avons le plaisir de cueillir toutes sortes de fleurs parmi les milles variétés qui se plaisent ici, nous voilà comblés.
